Toulouse, le 4 décembre 2002

Téléphones portables et santé : Quand la presse donne le très mauvais exemple !

Nous nous devons de dénoncer l’article qui a été publié, en date du 19 septembre dernier, par le groupe belge « Sud Presse » (La Nouvelle Gazette, La Meuse, La Lanterne,…). Signé par une certaine Virginie Mesisca, il avait pour titre : « Ecoles : exclusion – Pas de GSM, pas d’amis ».

Cet article est une apologie du téléphone portable et l’on y trouve un encart particulièrement scandaleux qui s’intitule « Acheter un GSM à son enfant : Comment faire les bons choix ? ».

On croit rêver en lisant une telle prose. Alors même que les autorités du Royaume-Uni viennent d’adopter les premières mesures mettant les consommateurs en garde contre les dangers qui résultent d’une utilisation irrationnelle et abusive du téléphone portable, la presse belge consacre les deux tiers d’une page pour « donner des conseils d’achats » mais sans émettre la moindre réserve. Pas la plus petite allusion aux dangers, connus depuis très longtemps (voir notre site Internet ainsi que le texte reproduit à la fin du présent communiqué) que ce matériel fait courir aux utilisateurs. C’est de la pure publicité commerciale pour les vendeurs de portables et les opérateurs téléphoniques. Ce n’est, EN AUCUNE FACON, de l’information. Cette Virginie Mesisca mériterait qu’on lui retire sa carte de presse de façon définitive. Elle mérite, en tous cas, d’être montrée du doigt par tous ceux et par toutes celles qui luttent contre la désinformation organisée et contre les comportements indignes en matière de presse.

En ce qui nous concerne, nous répéterons – une fois encore – ce que nous n’avons cessé de répéter depuis très longtemps, à savoir que l’utilisation des radiotéléphones en tous genres (du talkie-walkie aux GSM, DCS et assimilés) devait être RIGOUREUSEMENT INTERDITE pour les enfants et adolescents de moins de 16 ans ! Les risques sanitaires sont, en effet, particulièrement importants lorsque l’organisme exposé est en phase de croissance. En outre, les enfants et adolescents non informés des risques qu’ils courent seront portés à utiliser ce matériel de façon abusive ou inadéquate, ce qui augmente encore le facteur de risque (voir les avis de l’OMS à ce sujet dans l’ouvrage intitulé « La protection contre les rayonnements non ionisants » - série européenne – n° 10 – 1985). Pour mémoire, les risques les plus avérés concernent les tumeurs au cerveau et les leucémies.

Bien que l’AURORE, puis le CEPHES, aient été les premiers organismes européens a avoir mis en cause les systèmes de radiotéléphonie, de nombreux autres organismes se sont ralliés à notre avis depuis le début des années 90. C’est ainsi que, dans un communiqué daté du 30 juillet 2001, le président de l’Office fédéral allemand de Protection contre les Radiations (BfS) – Wolfram Kônig - a mis en garde les utilisateurs de téléphones portables contre les risques pour la santé que présente ce matériel. Le plus haut dirigeant de cet organisme officiel a notamment déclaré au « Berliner Zeitung » que «  Les parents devraient, autant que possible, tenir leurs enfants à l’écart de cette technologie ». En cela, Wolfram Köenig s’inscrivait dans la ligne de conduite du Pr F. Kossel (même organisme) qui a rédigé l’un des chapitres de l’ouvrage que l’OIMS a consacré à la « Protection contre les rayonnements non ionisants » (voir références ci-dessus).

Le président du BfS avait critiqué sévèrement le secteur de la radiotéléphonie mobile, estimant qu’il faudrait exiger plus de transparence vis-à-vis du public. « Je voudrais éviter que, dans dix ans on nous reproche de n’avoir tenu compte que des intérêts économiques » avait-il ajouté. En ce qui concerne les enfants, W. Kônig avait tenu à préciser que : « Il doit exister, pour les enfants avant tout, une particulière obligation de précaution. Ils réagissent de façon plus sensible que les adultes sur le plan de la santé. Les opérateurs de réseaux de téléphonie mobile devraient actuellement assurer le contrôle de leur stratégie de marketing. En effet, ils cherchent précisément à conquérir les enfants de leurs clients. Les sociétés de télépgonie mobile pourraient, dans la durée, s’attacher plus de clients si elles conseillaient clairement que des enfants en dessous de 16 ans devraient utiliser le moins possible un téléphone mobile (GSM-DSC,…)

König a encore indiqué que les mentions relatives à l’intensité de puissance des rayonnements émis par un téléphone portable – qui devraient figurer sur les emballages – constituent une précaution insuffisante. Rappelons que le Pr Kossel, avait mentionné, dans l’ouvrage déjà cité de l’OMS (chapitre 7), que « … le simple soupçon de l’existence d’un risque suffit pour que l’on prenne des mesures de précaution afin de prévenir les effets possibles des rayonnements… Le danger est particulièrement réel si les sujets concernés n’en sont pas conscients ou ne sont pas en mesure de le connaître… » . C’est la stricte définition du risque et du principe de précaution mais c’est celle dont les industriels, les pouvoirs de tutelle – mais aussi la grande presse – ne veulent pas entendre parler.

Le principe de précaution – et ses corollaires – s’impose d’autant plus que, dans la cas des risques imputables aux hyperfréquences (ou micro-ondes), il ne s’agit pas d’un risque « supposé » mais d’un risque « avéré » qui est connu depuis plus de 50 ans (voir les archives du CEPHES, notamment sur Internet).

Il l’est tellement que Mme Gro Harlem Bruntland - la directrice générale norvégienne de l’OMS - a banni les fours à micro-ondes et les téléphones portables de son bureau et de son domicile (voir article publié par « La Libre Belgique » et intitulé « Prévention et détection comme remèdes au cancer » - 2.7.02). Cette position personnelle très rigoriste de Mme Bruntland contraste d’ailleurs avec la « valse des hésitations » qui est propre à certains services de l’OMS depuis la fin des années 80. Nous avons maintes fois dénoncé l’attitude ambiguë de l’OMS en ce qui concerne les effets nocifs des rayonnements non ionisants puisque, depuis la fin des années 80 – et sous la pression des lobbies industriels – cet organisme a peu à peu « oublié » puis renié ses convictions des années 70 et 80 (voir ouvrages de cette époque). Madame la directrice-générale de l’OMS semble, pour sa part, beaucoup mieux renseignée que ses services !

Mentionnons encore l’ « Appel de Fribourg » émanant de la Société Interdisciplinaire de médecine Environnementale IGUMED (dont le siège est à Bad Säckingen). Ce document de synthèse datant de cette année 2002 confirme ce que nous savions depuis plus de 20 ans à propos des troubles « primaires » (premier stade du syndrome des radiofréquences et des hyperfréquences) résultant d’une exposition chronique aux rayonnements de type RF/MO. Les signataires de cet appel (tous médecins) ont constaté que l’augmentation du nombre de cas avérés était lié, soit à l’utilisation d’un téléphone portable, soit à la présence d’un relais de radiotéléphonie dans le proche environnement, soit à l’utilisation d’un téléphone sans fil d’appartement. Nous nous demandons cependant si, comme d’autres, ils ne se sont pas trop focalisés sur la téléphonie, oubliant qu’il existe d’autres sources de pollution hertzienne qui peuvent produire les mêmes symptômes (émetteurs de radiodiffusion et notamment radios locales, émetteurs de télévision, radars, télécommandes, etc…).

Ceci étant dit, ces quelques prises de position récentes vont toutes dans le sens que l’AURORE avait indiqué dès 1980 (voir l’introduction de « Ces ondes qui nous feront mourir un jour… » - 1981) et qui avait abouti au vote de la loi-cadre belge du 12 juillet 1985 (voir nos archives). C’est après avoir obtenu le vote de cette loi que Daniel DEPRIS, fondateur de l’AURORE, mettre en place la structure du CEPHES. Notons en passant que cette loi-cadre, dûment votée par le Parlement belge, n’a jamais pu être appliquée valablement faute d’arrêtés techniques d’application (leur adoption ayant été bloquée par les lobbies industriels et commerciaux). Le gouvernement belge devrait d’ailleurs être interpellé prochainement à ce sujet (suite à la rencontre entre D. Depris et un député CDH).

En tout état de cause, il devrait être STRICTEMENT INTERDIT de faire usage d’un téléphone portable dans l’enceinte d’une école. Des mesures légales et disciplinaires devraient être prises par les autorités gouvernementales, pour peux que celles-ci aient le sens des responsabilités qui leur incombent.





L’article de la « Nouvelle Gazette » de Charleroi (reproduit en format réduit) n’honore pas la presse belge. Bien au contraire, elle la discrédite encore un peu plus !



Dans le même ordre d’idée, nous devons aussi déplorer l’article qui a été récemment publié dans les colonnes de l’hebdomadaire français « L’Express », un organe de presse pourtant connu pour sa rigueur rédactionnelle. Signé par Marie Cousin, Il s’intitulait « Génération téléphone » (n°2679 – 7 novembre 2002).

L’article de « L’Express » ne va pas jusqu’à donner des conseils d’achat mais il n’en est pas moins dangereux puisque, à l’instar de l’article paru en Belgique, n’émet pas la moindre mise en garde.



Ce ne sont là cependant que deux exemples parmi bien d’autres puisque même les magazines édités par les prétendues « associations de consommateurs » se sont toujours bien gardés d’informer clairement leurs lecteurs et lectrices en ce qui concerne la très grande dangerosité des téléphones portables.

Quant à l’article paru récemment dans « Télépro », il relève également d’une forme subtile de désinformation et de manipulation de l’opinion publique. Il est intitulé « GSM et santé : aucun danger, mais… », ce qui pourrait laisser penser que l’on trouverait des informations relatifs aux risques encourus. En réalité, cet article tente de « noyer le poisson » en recourant aux « vieilles ficelles » des spécialistes de la communication qui travaillent pour le compte des opérateurs téléphoniques. On y retrouve l’argument, TOTALEMENT FAUX, selon lequel les rayonnements électromagnétiques non ionisants « ne présentent pas de risques importants pour la santé » et d’autres affirmations mensongères du même style. Conclusions ? Il n’y aurait pas lieu de (trop) s’inquiéter !





Encore un exemple qui ne fait pas honneur à la presse. Une presse qui a pris la très mauvaise habitude de faire passer ses intérêts financiers avant l’honnêteté professionnelle et le respect de la vérité !

A titre indicatif, voici ce qu’écrivait Daniel DEPRIS, président de l’AURORE, en guise d’introduction à son rapport de 1980-81 (« Ces ondes qui nous feront mourir un jour… ») :

« En créant l’Association pour l’Utilisation Rationnelle des Ondes Radio-Electriques » (A.U.R.O.R.E.), j’ai voulu attirer l’attention des autorités et du grand public sur l’une des formes les plus graves de pollution, celle qui consiste en une détérioration de notre milieu ambiant par les rayonnements radio-électriques.

A notre époque où l’on développe les actions en tous genres pour la défense de l’environnement et pour le retour à un mode de vie plus proche des réalités naturelles, il est regrettable que trop peu de personnes se soient penchées sérieusement sur le problème aigu qui découle de la prolifération d’émetteurs et de générateurs d’ondes de toutes espèces, appareillages qui tiennent de plus en plus du gadget et dont l’utilité réelle est bien souvent plus que contestable.

Nous abordons ici un domaine complexe où se recoupent des éléments techniques, économiques, sociaux et médicaux, et nous savons que dans notre société compartimentée et cloisonnée, il est devenu de plus en plus difficile d’établir une juste et permanente synthèse des travaux et des actions menés par les « technocrates » et par les chercheurs qui travaillent au sein des différents milieux concernés.

Les spécialistes de l’électronique ne s’inquiètent guère des conséquences médicales et sociales découlant des systèmes qu’ils élaborent (encore faudrait-ils qu’ils en aient conscience !) et les médecins ne possèdent généralement aucune formation technique susceptible de leur permettre de comprendre ou même simplement de soupçonner les rapports pourtant étroits qui peuvent exister entre certains troubles ou maladies et différentes formes de technologie, d’autant que cette technologie, dûment motivée par des intérêts économiques et financiers, évolue beaucoup plus vite que la recherche médicale.

L’on sait, par exemple, que les économistes et les financiers s’inquiètent fort peu des considérations touchant à la santé publique. Leur seule préoccupation est la recherche de profits nouveaux grâce, notamment, à l’exploitation commerciale des recherches menées dans le cadre des productions de grande consommation. Et s’il est une industrie qui s’avère profitable pour l’économie privée et publique, c’est celle de l’électronique et de ses multiples applications, et tout particulièrement celle qui découle de la radio et de la télévision, les deux mamelles de la transmission hertzienne.

Vous comprendrez, dès lors, le peu d’importance que l’on accorde, dans les milieux officiels et industriels, aux cris d’alarme qui sont poussés, mais en vain, depuis plus de trente ans par les rares spécialistes qui se sont penchés de très près sur les conséquences biologiques graves qui résultent d’une utilisation abusive ou irrationnelle d’émetteurs ou de générateurs travaillant dans des gammes de fréquences élevées et ce, tant pour l’être humain que pour le reste de la faune et peut-être même de la flore terrestre. Quel pouvait être le poids de l’avis de quelques hommes de science – ou de quelques chercheurs isolés – contre celui des milieux financiers détenteurs du pouvoir politique réel dans nos pays à structure capitaliste, ces financiers qui voient dans le domaine des télécommunications, de l’informatique et de la robotique, les dernières « poules aux œufs d’or » de notre monde industriel en déclin.

Et pourtant le danger est là, bien réel mais invisible ! le principal écueil dans la lutte contre cette forme de pollution découlant d’ailleurs du fait qu’il s’agit d’une pollution « impalpable », échappant à nos organes sensoriels : la vue, le goût, le toucher, l’odorat et l’ouïe…

… Lorsque vous osez affirmer tout haut que la radio ou la télévision peuvent être nuisibles à la santé, même lorsque vous n’avez pas de récepteur chez vous, vos interlocuteurs vous dévisagent avec curiosité, comme s’ils s’apercevaient soudain qu’ils entretiennent la conversation avec un fou ou un illuminé !

Il est bien difficile, en effet – voire impossible – d’en faire la démonstration sur-le-champ. Et le scepticisme humain est d’autant plus grand lorsque l’on contrarie des habitudes acquises, des habitudes liées au « train-train quotidien » dont font précisément partie la radio et la télévision. Pour comprendre clairement un problème qui se pose, rappelons-le, non seulement à certains d ‘entres-nous mais aussi à l’ensemble de nos populations, à nous tous et à tous les membres de nos familles, il est indispensable – si pas d’être ingénieur ou médecin – tout au moins de disposer d’un minimum de connaissances dans le domaine des phénomènes radio électriques.

C’est pour cela que le présent rapport a été écrit, pour permettre à un maximum de personnes de se rendre compte de la situation actuelle laquelle, loin de s’améliorer, ne fera qu’empirer d’années en années et même de mois en mois si nous ne réagissons pas dans les plus brefs délais !…

…Une fois encore, la publicité n’attire l’attention que sur les avantages « supposés » (parfois purement théoriques) et passe sous silence les réels inconvénients. Le fait est d’autant plus alarmant que ces appareils « grand public » (ou autres) utilisent des fréquences très élevées (de plus en plus souvent supérieures à la centaine de MHz)…

… Je ne voudrais pas que l’on m’accuse de pratiquer une politique alarmiste mais il est grand temps que le public soit informé clairement et largement de tous ces problèmes essentiels et vitaux afin que l’opinion publique puisse réagir vigoureusement et s’opposer résolument à ce que ces gadgets inutiles ou irrationnels puissent continuer à polluer notre environnement et être la cause de nombreux troubles du comportement et de l’équilibre vital.

Ces troubles sont connus.

Qu’il s’agisse des effets thermiques des rayonnements radioélectriques – décelés depuis fort longtemps – ou des effets non thermiques, découverts plus récemment et étudiés par plusieurs chercheurs dès la fin des années 40, on a actuellement la CERTITUDE que des nuisances de gravité variable résultent de l’absorption, par le corps humain, des ondes électromagnétiques de type « ionisant » ou « non ionisant »… Et bien que les différents commandements militaires, à l’Est comme à l’Ouest, aient été obligés d’instaurer des normes de sécurité très strictes pour l’utilisation des émetteurs travaillant au delà de la dizaine de MHz, ces recherches – et les résultats auxquels elles avaient abouti – restèrent confidentielles, pour ne pas dire secrètes. Une fois de plus, on se moquait éperdument de la protection des populations civiles qui allaient, dans de nombreux cas, être soumises aux champs de rayonnement des installations militaires. Nous savons, par ailleurs, que les normes instaurées dans les pays du Pacte de Varsovie sont 100 à 1000 fois plus sévères que celles qui furent adoptées par les pays membres de l’OTAN… Clairement défini et enseigné en URSS, le « Syndrome des Hyperfréquences » est encore quasiment ignoré de nos autorités médicales et sanitaires.

C’est certainement le cerveau et le système nerveux central qui s’avèrent les plus sensibles à l’action insidieuse des fréquences élevées…C’est par leur action sur le système nerveux que les ondes perturbent le système cardio-vasculaire et le cœur lui-même. Par ailleurs, des perturbations importantes ont aussi été observées au niveau hormonal, sanguin et biochimique et il est à présent CERTAIN que les ondes hertziennes produisent également une action anormale au niveau moléculaire et cellulaire allant même – comme l’a démontré aux Etats-Unis le Dr Milton Zaret – jusqu’à provoquer un vieillissement prématuré de l’organisme avec pour résultat … la mort !

Ne serait-ce pas de ce côté qu’il faudrait chercher certains éléments qui conditionnent l’élévation de l’agressivité dans les centres urbains ou encore l’augmentation régulière et inquiétante des maladies nerveuses et mentales ?

On pourrait également y penser lorsqu’on s’intéresse à l’accroissement des maladies cardio-vasculaires ou même à l’étude des cancers, notamment des cancers du sang !

Le bel article de Jacques Trémollières - spécialiste français de l’électronique médicale – paru en 1979 dans la revue « Electronique Applications » (n°7) posait très bien les bases de ce problème très complexe. Hélas, écrit dans un langage assez hermétique pour les « non initiés » (la revue « Electronique Applications s’adresse à un public de techniciens et de spécialistes), il n’a pas pu avoir le retentissement qu’il méritait. Le titre en lui-même était déjà rébarbatif pour le grand public : « Effets biologiques des champs électromagnétiques non ionisants ».

Pourtant, dès 1924, Raymond Braillard – ingénieur en chef de la société belge radio-électrique – écrivait : « …cette exploration tout au long de l’échelle des vibrations de l’éther (à cette époque on utilisait encore cette notion, aujourd’hui désuète, d’éther) a donné lieu à des découvertes extraordinaires au cours de ces dernières années. Elle n’est, du reste, pas terminée et les régions inexplorées nous réservent peut-être bien des surprises ?… ».

Il ne croyait pas si bien dire ! »



Ce texte, Daniel DEPRIS l’a écrit tout à la fin de 1980, il y a de cela vingt-deux ans. Près d’un quart de siècle !

Et pourtant, il demeure d’une inquiétante actualité. Malgré les cris d’alarme lancés par l’AURORE et le CEPHES, malgré le vote de la loi belge du 12 juillet 1985 et quelques avancées mineures dans le domaine des législations et réglementations, la situation n’a fait qu’empirer, comme le prévoyait Daniel DEPRIS. Car les pressions opérées par les milieux économiques, financiers, industriels et commerciaux demeurent prépondérantes. Même valablement informés des risques qu’encourent les citoyens – et surtout les plus vulnérables d’entre eux (femmes enceintes, enfants, adolescents,…) – les dirigeants politiques et administratifs continuent à privilégier le « court terme », autrement dit les intérêts et le profit immédiats. Et la toute grande majorité des journalistes suivent comme de parfaits « moutons de Panurge ». Ils sont ou bien désinformés et manipulés (ce qui est grave pour des professionnels de l’information » ou, s’ils ne sont pas dupes de ce qui se passe, ils veulent éviter de « faire des vagues » qui seraient préjudiciables à leur « carrière », autrement dit à leurs intérêts personnels.

C’est sans doute méprisable comme attitude mais c’est ainsi. Les journalistes, hommes ou femmes, ne sont pas différents des citoyens « ordinaires ». Ils font passer leurs intérêts personnels avant ceux de la collectivité !

Autant savoir .

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