Dernières nouvelles du petit monde des télécommunications et des transmissions hertziennes
A ce jour, personne en France n’a cru utile de s’élever contre ces utilisations irrationnelles (et dangereuses) des hyperfréquences (ou micro-ondes). Apparemment, les Français s’en foutent complètement, y compris ceux qui sont membres d’associations qui prétendent lutter pour la qualité de l’environnement et du cadre de vie ou encore contre les relais de radiotéléphonie. Comme beaucoup d’autres citoyens européens, le Français ne se démène que lorsqu’il est directement et personnellement concerné par un problème et ce, en vertu du syndrome " Nimby " (Not In My Back-Yard = pas chez moi mais si c’est chez le voisin, je m’en fiche complètement !). c’est une forme d’égoïsme qui confine à l’incivisme et qui explique le peu d’efficacité de la toute grande majorité des " associations " et des actions menées sur le terrain par des gens qui ne voient pas plus loin que leurs petits intérêts personnels.
En fait, l’UMTS a du plomb dans l’aile (voir l’un de nos précédents communiqués) et les spécialistes en télécoms tentent de le réanimer en essayant de le rendre plus performant. C’est l’association industrielle 3GPP (Third Génération Partnership Project) qui se charge de coordonner les normes UMTS et qui propose, d’ores et déjà, de modifier celles qui étaient prévues pour l’Europe occidentale. L’une de ces modifications vise à permettre la transmission des données en mode " paquets " (l’UMTS permettant, tout comme les GSM-DCS, une transmission en mode " circuit " ou en mode " paquet ") avec un débit maximal de 10 Mbit/s. C’est un débit à peu près identique à celui que proposent les réseaux locaux de radiodiffusion de type Wi-Fi (Wireless Fidelity), ceux-là même qui se posent en concurrents directs du système UMTS.
Baptisée HSDPA (High Speed Downlink Packet Access), cette évolution du système UMTS devrait faire partie du volet " Release 5 " des spécifications que le 3GPP proposera en juillet prochain. Cependant, les premiers appareils adaptés au procédé HSDPA ne devraient pas être disponibles avant le début de 2005, donc après l’ouverture (annoncée et probable) des réseaux UMTS mais aussi de leurs concurrents Wi-Fi. Ce qui nous promet une belle pagaille hertzienne dans le domaine des micro-ondes avec les réseaux existants (GSM, DCS,…) et en cours d’installation ( Wlan, Wi-FI, Bluetooth, etc…).
Il n’est pas non plus inutile de rappeler qu’à l’origine le procédé UMTS-3G devait permettre de généraliser la visiophonie portable. Et, à ce propos, le CEPHES réinsiste sur le fait qu’une utilisation irrationnelle des visiophones (portables transmettant à la fois l’image et le son) pourrait être extrêmement dangereuse pour les yeux des utilisateurs.
A ce jour, on se dirige cependant de plus en plus vers des applications multimédia du 3 G, autrement dit une utilisation " asymétrique " des voies montantes et descendantes, d’où la nécessité de passer de la norme symétrique W-CDMA à la norme asymétrique HSDPA. Dans le système UMTS initial la modulation QAPSK (modulation QAM à quatre états) avait été retenue pour la voie descendante, celle qui transporterait 80% des mégaoctets utilisés globalement pour la transmission. Le procédé HSDPA permet, pour sa part, de faire varier dynamiquement le système de modulation et de codage en fonction de la qualité de la transmission. A proximité d’une station de base, les abonnés devraient bénéficier d’une modulation maximale (16 QAM ou 64 QAM) et d’un taux de codage moins gourmand en bande passante. A plus grande distance, on aurait un taux de codage correcteur d’erreurs plus important et une modulation moins performante.
Le système HSDPA introduit aussi la technique " Hybrid ARQ " (Automatic Repeat reQuest permettant la retransmission d’un bloc de données reçu de manière non satisfaisante)) qui réduit le nombre de retransmissions en cas d’erreurs sur une trame et la technique " FCSS " (Fast Cell Site Selection) qui permet au terminal de sélectionner, trame par trame, le site émetteur autorisant la meilleure transmission. Une " Relaese 6 " est même déjà en préparation en vue de l’introduction, vers juillet 2003, du procédé " Mimo " (Multiple Imput Multiple Output). Ce procédé dérive du concept de transmission à très grande efficacité spectrale " Blast ", système de codage spatio-temporel qui fut présenté en 1998 par les laboratoires du groupe Bell. Il s’appuie sur des réseaux complexes d’antennes d’émission et de réception et notamment sur des antennes à balayage électronique dérivant des antennes utilisées par les radars militaires (antennes dites " intelligentes " qui concentrent l’énergie vers l’objectif en déplacement et permettent de suivre plusieurs objectifs en même temps).
La technologie la plus avancée dans le domaine de l’HAD (Hospitalisation A Domicile) semble cependant être celui de la société américaine ADS (Applied Digital Soslutions) qui commercialise, depuis 2001, son " Digital Angel " (Ange numérique). Comme pour le Vivago, il s’agit d’une sorte de montre portée au poignet et qui regroupe différents capteurs. Les mesures sont transmises par ondes hertziennes à un boîtier GPS porté à la ceinture. Celui-ci transmet à son tour les informations vers un central par le canal des réseaux de radiotéléphonie. Dès qu’une anomalie est décelée par les capteurs, les services d’urgence sont automatiquement alertés et se rendent à l’endroit exact où se trouve le patient puisqu’ils disposent des coordonnées GPS en plus des indications médicales. Le Digital Angel est vendu 400 dollars (env. 400 €) plus 30 dollars d’abonnement mensuel au service de télésurveillance.
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